Inclusion professionnelle des aidants

Témoignage d’Evelyne, ancienne assistante de direction dans une PME, a créé son propre emploi.

Mes collègues étaient jalouses ! J’ai dû lui demandé si elle voulait qu’on échange nos congés et la santé de nos enfants !

Evelyne travaillait dans une PME spécialisée dans le négoce international de pièces détachées, une entreprise comprenant une vingtaine de collaborateurs. On n’y comptait pas les heures, et le travail était très intéressant. Après quelques années d’activité Evelyne attend un bébé et part en congés maternité. Mais l’état de santé de son fils à naître est critique, il est atteint de Spina bifida. A la naissance, Evelyne informe son employeur de sa situation. Dès lors, celui-ci, son associé et son chef de service font preuve d’une grande compréhension et permettent à Evelyne d’assouplir, comme nécessaire, son temps de présence dans l’entreprise.

Témoignage de Sandrine, 45 ans, employée dans un grand groupe français et maman d’un jeune garçon de 11 ans, né… beaucoup trop tôt !

Ah bon, il faut faire la grève de la faim pour avoir un entretien avec sa hiérarchie quand on est aidant !?

Heureusement, pas pour tout le monde ! Mais c’est tout de même ce par quoi Sandrine a dû passer pour réussir à se faire entendre de sa hiérarchie au moment où la santé de son fils se dégradait et qu’il lui fallut aménager d’urgence son temps de travail, comme la loi l’y autorise. C’est certain, Sandrine, ne se sent pas aidante, elle se dit simplement maman !